Entre deux pages...

15 octobre 2010

News du blog

hometown_glory_by_ineedchemicalx_d32808b

Image by INeedChemicalX

♠ Bonjour!

Voilà, j'ai créé cet article car, sachant que je met souvent beaucoup de temps avant de poster une nouvelle note, on peut penser que le blog est mort, mais surtout j'ai remarqué qu'il était assez pénible de devoir passer les pages du blog pour voir les derniers messages.

J'ai donc créé cet article pour que vous puissiez voir directement les nouveautés du blog, avec un lien direct vers le(s) message(s). Je parlerai également de mes projets en cours.

♦ Nouveautés:

=> Texte placé sous le signe de la rousseur: deuxième partie de Sur le fil disponible (ce fut laborieux!)

=> Pas vraiment une nouveauté du site, mais un lien vers mon DeviantArt est disponible dans la colonne de gauche de mon blog. Je fais quelques photos à mes heures perdues, et bien que je sois loin d'atteindre la cheville des artistes que je présente ici, je vous propose de faire un petit tour! Et si vous avez un compte DeviantArt également, n'hésitez pas à copiner, cela me fait toujours très plaisir de découvrir les galleries des autres!

♦ A venir:

=> La suite de Sur le fil est en cours, j'ignore encore combien de parties il y aura pour ce texte, je vais essayer de ne pas trop le faire traîner.

=> Je commence, lentement mais sûrement, à plancher mentalement sur le "scénario" final du roman que j'entamerai une fois mon texte en cours terminé. C'est une histoire qui me tiendra à coeur, et je vous garderai informés de son évolution. Mais je compte continuer d'écrire des petits textes courts de temps en temps même après avoir entamé ce premier gros projet! =)

Bonne visite! ♥

Posté par Cadavre-exquis à 19:04 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

16 octobre 2010

Entre deux pages...


003d0065a40be0ce1d2bc76fd2c93c65

Bonjour et bienvenue.

Ainsi j'ai enfin sauté le pas, j'ai ouvert un nouveau blog. Pour faire une présentation rapide, il a pour fin de regrouper les trois arts qui rythment ma vie: l'écriture, la photo et la musique.

Je me présente rapidement, je suis une lycéenne de 16 ans, actuellement en Terminale arts-plastiques. Je vis d'images, je respire de musique et je m'adonne à l'écriture à mes heures perdues, il paraît que je me débrouille assez bien. Je regrouperai donc ici quelques textes courts de mon cru, sans autre prétention que l'espoir qu'ils vous feront rêver autant que j'aurai pris du plaisir à les écrire. Des commentaires et critiques constructifs sont vivement souhaités et seront appréciés.

"Ce n'est pas parce qu'une chose n'est pas réelle qu'elle n'existe pas."

!!! Enjoy !!!


Posté par Cadavre-exquis à 17:11 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

Sans titre 1 (Présentation)

Guilty

▀▄▀▄▀▄▀▄▀▄▀▄▀▄▀▄▀▄▀▄▀▄▀▄▀▄▀▄▀▄▀▄▀▄▀

Pour commencer donc, un petit texte sans titre et sans contexte. Ce n'est rien d'autre qu'une longue description où l'action est absente, qui a pris naissance en cours de physique (ça inspire, la physique!). Cela faisait un bout de temps que cette scène me trottait dans la tête, et j'ai fini par la mettre sur papier, et je suis assez satisfaite du résultat.
Autant vous prévenir tout de suite, le texte est très glauque. Je ne sais plus bien d'où m'est venue cette idée, mes proches ont pensé qu'elle avait été déclenchée par la lecture du "Dernier jour d'un Condamné", mais elle avait fleuri dans mon esprit bien avant cette lecture. Je me souviens seulement que le personnage m'a été inspiré par Silas dans le film "Da Vinci code" (l'albinos). Pour ceux qui connaissent le film, ils se souviendront sans doute de ce personnage qui m'a beaucoup marquée, et de certaines scènes de flash-back où on le voit dans une prison. Je crois que l'idée vient en partie de là.
Ce texte est finalement achevé, une fin et même une chute me sont venues à l'esprit, et j'en suis assez contente!
Le texte est illustré par des photographies de LittleSilverBones (je ne saurais trop vous conseiller de passer voir ses oeuvres, elles sont magnifiques et m'inspirent beaucoup, une ode tortueuse à l'esprit, un art pur et troublant) puis de DriftStudios.
J'ai hésité à prendre une musique pour accompagner ce texte, très sombre et dirigé par le silence, mais finalement je me suis décidée pour le merveilleux "Il mare dei suoni", de Kokia, qui sublime ce texte à ravir (à écouter pendant la lecture, et à garder dans ses favoris!). J'avais également pensé au "Miserere" d'Allegri, mais il ne donne pas cette symbiose. Je le met tout de même, pour le plaisir, il est si bon, le sacrilège d'écouter des chants sacrés!

Il mare dei suoni

Miserere (<== A écouter avec des écouteurs, et à un volume peu élevé pour éviter la vilaine saturation du son)

!!!Enjoy!!!


▀▄▀▄▀▄▀▄▀▄▀▄▀▄▀▄▀▄▀▄▀▄▀▄▀▄▀▄▀▄▀▄▀▄▀

Posté par Cadavre-exquis à 17:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

Sans titre 1

Little_illusion


_J'étais enfermé.
J'étais un petit animal laiteux recroquevillé entre les murs gris de ma prison, entre les parois ternes et les barreaux qui me narguaient de leur intolérable et imposante présence. J'étais là, tremblant au coeur d'un écrin de pierre et de métal, glacé par le silence, ce silence, aigü et criard, qui me martelait à chaque instant son hurlement incessant. Ni les spasmes nerveux de ma carcasse maigre et misérable, ni mon souffle sifflant et souffreteux ne parvenaient à faire taire cet atroce silence qui déchirait mes tympans et ma raison. J'étais assis à terre - plus effondré qu'assis à vrai dire- mes membres pâles dévorés par la suie et la poussière. Quelques chiffes décousues et délavées laissaient dégouliner leurs plis épais et gris sur ma peau meurtrie, mettant à nu mon torse et mes mollets.
Une unique fenêtre sur les murs de ma prison, aussi seule et pitoyable que moi, qui ne laissait filtrer qu'un mince filet de lumière maladive sur la pierre noircie. Un seul souffle entre les parois étouffantes: Une porte d'acier sombre, des barreaux qui n'offraient comme horizon qu'un long couloir froid où les néons déversaient leur éclat synthétique. L'un deux défaillait, clignotait, me brûlait les yeux, semblait bousculer mon esprit fébrile au bord de la folie. Toute pensée était vaine, toute idée impossible, mon crâne était comme évidé, engourdi, aussi endolori que mes muscles.
Depuis combien de temps étais-je ici? Une heure? Une semaine? Une année? Je l'ignorais. Peut-être avais-je toujours vécu entre ces murs, l'estomac douloureusement vide et la gorge dessechée, éloigné de toute présence humaine, animale ou même végétale.
                                            ╝

Posté par Cadavre-exquis à 17:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

Sans titre 1

Twins


_Je tentai un mouvement. J'avançai mes bras désarticulés devant moi, je repliai mes genoux, j'inclinai mon buste. Je tentai de me mettre à quatre pattes, à défaut d'avoir la force de me lever. Trop faible. Je m'écroulai ventre contre terre. Le sol dur et glacé mordit ma chair et écrasa mes côtes dans un craquement sourd. Ma machoire s'ouvrit à se décrocher dans un spasme de douleur, mais ma voix, à l'image de mon souffle, était coupée. Aucun cri ne pu franchir mes lèvres gercées. Je restai ainsi quelques longs instants, comme une marionnette brisée et sale. Puis, je parvins à me relever, faisant craquer tout mon squelette. Les paumes et les genoux dans la poussière, je réussis à me traîner avec peine jusqu'à un tas de toile épaisse et brune, qui était sans doute censé faire office de lit. Je me laissai glisser entre les draps lourds et rugueux et rabattis mes paupières brûlantes sur mes yeux.
J'avais mal. Le sang sous ma peau, l'air qui pénètrait dans mes poumons, la toile qui éraflait mon corps, tout me faisait mal. Je savais que je ne pourrais pas dormir, le sommeil ne venait que rarement s'engouffrer jusqu'entre ces murs. Je tentai tout de même de le faire venir à moi, mais très vite le silence, le contact avec le tissus et la dureté du sol devinrent insupportables.
Dans un élan frénétique, je contractai mes muscles, me redressai et rejetai cette toile loin de moi, de la même manière que j'eusse éloigné la vermine. Je me retrouvai de nouveau recroquevillé, le dos contre la pierre humide et glaciale d'un mur.
J'étais tremblant, fiévreux, mon corps tout entier étouffait sous une sueur froide, ma respiration était saccadée, haletante. Je commençais à penser que j'étais ainsi condamné à la solitude, au vide, à l'éloignement de toute pensée, à l'éternité.
________________________________________________

Posté par Cadavre-exquis à 17:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

Sans titre 1

Pale_Reflection_by_DriftStudios


__C'est là qu'elle est apparue.
Elle était une goutte de lumière sur la paroi noire du couloir, une étincelle blanche qui attira soudain mon regard, et fit pâlir les néons de son éclat. Elle était postée, immobile face aux barreaux de ma cellule, le dos droit, les pieds nus.
C'était un petit visage fin sans âge, au nez aquilin, aux joues pâles. C'était deux lèvres claires et fines au dessin grave et parfait. C'était deux grands yeux noirs, denses, profonds. Pas un noir chaud et doux, mais ce noir d'abysse et d'infini, qui agrippe l'esprit et l'absorbe jusqu'au plus profond de l'impossible, jusqu'aux rebords d'une calme hystérie de beauté et de fascination. Elle avait ce regard paisible et froid, cette expression impassible et fixement plantée sur ses traits. De frêles épaules nues et immaculées étaient noyées sous le flot ébène de sa longue cheveulure. Sous une légère tunique, dont le blanc devenait abîmé et misérable sur la peau pure de celle qui la portait, poitaient deux petits seins fins et à la chair ferme; deux formes douces et délicates qui attiraient l'oeil et la main. Sous le tissus légèrement translucide, on devinait également une taille sublime, des hanches étroites et enfantines, des cuisses lisses et minces, ces courbes graciles à peine dissimulées, dessinant un équilibre et un charme indescriptibles. Le long de ce corps, frôlant doucement l'étoffe évanescente, de longs doigts fins à la peau pâle sous laquelle se devinaient des veines bleues, donnant à cet épiderme un éclat de nacre.
Je restai immobile, subjugé devant cette apparition, incapable même de me demander depuis combien de temps elle me fixait de ses iris profonds et graves. Je n'osais plus même fermer les paupières, ne serait-ce qu'un bref instant, de peur de voir disparaître ce qui était pour moi une divine illusion.
Elle s'avança. Elle s'approcha de moi dans un mouvement lent et gracieux, son regard toujours planté au coeur de mon âme. Tout avait disparu. Les murs noirs, les néons maladifs, la toile rugueuse, la poussière, le cri du silence, ils s'étaient tous effondrés, discrètement, solennellement, leur absence devenant alors plus évidente que ne le fut leur présence. Seuls les barreaux persistaient. Ils s'imposaient dans leur insolence, ils étaient l'obstacle entre elle et moi.
Elle, elle avançait toujours. Chacun de ses mouvements m'arrachait un soubresaut; elle m'avait rendu plus fragile encore que l'étoffe délicate qui ondulait sur l'opale de son corps.
Elle s'immobilisa. Elle était à quelques centimètres de l'acier noirci des barreaux. Je pouvais presque entendre son souffle gonfler ses poumons, se glisser en un sifflement vers moi et se briser sur le métal, tel une vague souple, sans remous et sans écume sur la grève.
Son regard s'intensifia. Il pénétra en moi, brisa le mur de ma conscience, massacra ce qu'il me restait de volonté, déchira ce qui avait dû être jadis ma raison. Je devais me lever, je devais m'approcher d'elle, de l'illusion qui me brûlait les yeux. Mes muscles maigres et engourdis durent trouver la force de porter ma carcasse jusqu'à elle, sans que je ne me brise.
_______________________________

Posté par Cadavre-exquis à 17:43 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,